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	<title>La référence franchise</title>
	<link>https://www.la-reference-franchise.fr</link>
	<description>L'encyclopédie pratique de la franchise</description>
	<item id='401'>
		<title><![CDATA[C. Huyghues Despointes (Viens jouer à la maison) : « Quand on fait du commerce, le ressenti des autres est indispensable pour progresser »]]></title>
		<description>
			<![CDATA[L&rsquo;enseigne Viens jouer &agrave; la maison a &eacute;t&eacute; r&eacute;compens&eacute;e &agrave; 4 reprises : prix de l&rsquo;innovation et de la cr&eacute;ativit&eacute; (Hauts-de-Seine Initiative) en 2008, prix Envie d&rsquo;Agir D&eacute;fi Jeune (Haut Commissariat &agrave; la Jeunesse et au Sport) en 2009, prix Mercure HEC Management en 2010, et troph&eacute;e de l&rsquo;originalit&eacute; lors des Enseignes d&rsquo;Or en 2012.<br />
L&rsquo;occasion de revenir sur l&rsquo;incidence et la n&eacute;cessit&eacute; des prix pour les entrepreneurs avec Camille Huyghues Despointes, pr&eacute;sidente-fondatrice de ce r&eacute;seau d&rsquo;ateliers-boutiques pour les enfants de 0 &agrave; 10 ans d&eacute;velopp&eacute; en franchise (6 points de vente cr&eacute;&eacute;s, 2 en cours d&rsquo;ouverture .<br />
A quoi servent les prix remis aux entrepreneurs ?<br />
D&rsquo;abord, j&rsquo;ai l&rsquo;esprit de comp&eacute;tition. J&rsquo;aime donc bien les concours pour entrepreneurs. Ces &eacute;v&egrave;nements permettent de montrer son projet &agrave; d&rsquo;autres personnes, g&eacute;n&eacute;ralement des professionnels du commerce, et de le tester. Quand on fait du commerce, le ressenti des autres, un avis ext&eacute;rieur imm&eacute;diat sont indispensables pour progresser<br />
De plus, il faut synth&eacute;tiser ses id&eacute;es pour les pr&eacute;senter &agrave; travers des dossiers aux questions pertinentes, comme sur l&rsquo;originalit&eacute; du concept ou son mod&egrave;le &eacute;conomique. Au final, ce travail repr&eacute;sente ainsi un gain plus qu&rsquo;une perte de temps.<br />
Enfin, remporter des concours donne aussi confiance en soi, ce qui permet de traverser les intemp&eacute;ries, en m&ecirc;me temps que cela vous met positivement la pression, pour ne pas d&eacute;cevoir les jur&eacute;s qui croient en vous. Les prix pour les entrepreneurs sont &agrave; consid&eacute;rer comme des encouragements. Il ne faut surtout pas se reposer sur ces lauriers.<br />
Quels ont &eacute;t&eacute; les incidences de chacun des prix remport&eacute;s pour votre concept ?<br />
La joie a &eacute;t&eacute; forte pour le troph&eacute;e de l&rsquo;innovation des Enseignes d&rsquo;Or car c&rsquo;est une reconnaissance des professionnels du retail. Le prix de l&rsquo;innovation et de la cr&eacute;ativit&eacute; remis par Hauts-de-Seine Initiative a &eacute;t&eacute; gratifiant, puisque le premier re&ccedil;u. Le prix Envie d&rsquo;Agir D&eacute;fi Jeune, du Haut Commissariat &agrave; la Jeunesse et au Sport, qui r&eacute;compensait des entrepreneurs de moins de trente ans, m&rsquo;a permis de rencontrer l&rsquo;un de mes premiers parrains, qui m&rsquo;a soutenu financi&egrave;rement et &agrave; travers des conseils. Avec le prix Mercure HEC Management, j&rsquo;ai pleinement profit&eacute; de l&rsquo;effet r&eacute;seau propre &agrave; l&rsquo;entrepreneuriat, les concours permettant de faire conna&icirc;tre son concept aux m&eacute;dias et aux professionnels du commerce en r&eacute;seau organis&eacute;. <br />
En plus du prix, j&rsquo;ai b&eacute;n&eacute;fici&eacute; durant six mois d&rsquo;un coaching personnalis&eacute; de Jean-Luc Roux, vice-pr&eacute;sident de MC Saatchi Gad, ce qui m&rsquo;a permis de m&rsquo;affirmer et de d&eacute;terminer quel type d&rsquo;entrepreneur je voulais &ecirc;tre.<br />
Comment utiliser ces r&eacute;compenses ?<br />
Notre enseigne a bien s&ucirc;r partag&eacute; le plaisir d&rsquo;avoir gagn&eacute; des r&eacute;compenses avec ses franchis&eacute;s, mais &eacute;galement avec nos clients par emailing, dont certains nous ont souhait&eacute; &laquo; longue vie ! &raquo;. Cela montre la bonne dynamique dans laquelle est engag&eacute; notre r&eacute;seau.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi, r&eacute;dacteur en chef de La R&eacute;f&eacute;rence Franchise<br />
<br />
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		</description>
		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-401-23-B1-c-huyghues-despointes-viens-jouer-a.html</link>
	</item>
	<item id='391'>
		<title><![CDATA[C. Rousselot (Reed Expositions) : « 77% des visiteurs de Franchise Expo Paris 2013 sont venus pour la première fois sur le salon»]]></title>
		<description>
			<![CDATA[Pour sa 32e &eacute;dition, Franchise Expo Paris a r&eacute;uni 34015 visiteurs (hausse de 5%), 500 exposants, 428 enseignes, 22 experts de la franchise et 18 partenaires et institutionnels. <br />
Tous ces chiffres en augmentation confirment combien le syst&egrave;me de franchise s&rsquo;inscrit toujours davantage comme une v&eacute;ritable alternative pour un salari&eacute; encore en poste, comme pour les commer&ccedil;ants d&eacute;j&agrave; install&eacute;s. Mieux, pr&egrave;s de 2400 visiteurs avaient comme objectif de visite au salon de devenir franchiseur.<br />
Entretien avec Catherine Rousselot, directrice marketing et communication chez Reed Expositions France.<br />
Depuis plusieurs ann&eacute;es, les villes sont proactives envers les enseignes de franchise afin de les attirer sur leur territoire et compl&eacute;ter l&rsquo;offre commerciale locale. Observe-t-on une accentuation de ce mouvement ?<br />
Le lundi a &eacute;t&eacute; la journ&eacute;e qui a connu le plus d&rsquo;influence. Elle &eacute;tait consacr&eacute;e aux Chambres de Commerce et d&rsquo;Industrie, qui visitent le salon avec une d&eacute;l&eacute;gation de commer&ccedil;ants voulant passer sous enseigne et des cr&eacute;ateurs int&eacute;ress&eacute;s par la franchise, ainsi qu&rsquo;aux &eacute;lus locaux, qui d&eacute;couvrent le commerce en franchise, et arrivent parfois avec une demande pr&eacute;cise. Cela a &eacute;t&eacute; le cas de Chamb&eacute;ry, qui cherchait une moyenne surface dans le bricolage. Les enseignes de franchise sont devenues un enjeu pour les municipalit&eacute;s qui, gr&acirc;ce &agrave; elles, &eacute;quilibrent leur plan d&rsquo;urbanisme commercial, limitent les d&eacute;placements urbains et cr&eacute;ent des emplois, avec des commerces n&rsquo;entrant pas en concurrence mais en compl&eacute;ment avec le tissu entrepreneurial local. <br />
De plus en plus de managers de centres-villes, qui ont un r&ocirc;le d&rsquo;animateur et de commercialisation, se rendent &agrave; Franchise Expo Paris pour faire conna&icirc;tre aux d&eacute;veloppeurs de r&eacute;seau les opportunit&eacute;s sur leur territoire.<br />
La franchise, devient-elle une alternative majeure non plus seulement pour les personnes en qu&ecirc;te d&rsquo;&eacute;volution professionnelle, mais &eacute;galement pour les entrepreneurs d&eacute;j&agrave; en install&eacute;s ?<br />
Pour l&rsquo;&eacute;dition 2013, malgr&eacute; le contexte &eacute;conomique, nous n&rsquo;observons pas une augmentation du nombre de personnes sans activit&eacute;, stable &agrave; 17% de l&rsquo;ensemble des visiteurs. En revanche, il reste une forte proportion de salari&eacute;s &ndash; 51% -, lesquels ont donc une d&eacute;marche proactive sur le march&eacute; professionnel alors qu&rsquo;ils sont toujours en poste. 28% des visiteurs sont des commer&ccedil;ants d&eacute;j&agrave; install&eacute;s. Le syst&egrave;me de franchise int&eacute;resse aussi des enseignes succursalistes et des commer&ccedil;ants importants : 7% des visiteurs avaient comme int&eacute;r&ecirc;t premier de devenir franchiseur, en suivant des ateliers sp&eacute;cifiques et en rencontrant des experts sur le salon.<br />
Quels sont les autres indications majeures du dernier salon Franchise Expo Paris ?<br />
Le taux de revisite du salon a augment&eacute; par rapport &agrave; 2012, de 3%. L&rsquo;&eacute;v&egrave;nement est donc pr&eacute;par&eacute; et exploit&eacute; au maximum avec 81% des visiteurs qui pensent aboutir leur projet d&rsquo;ici un an, et une fr&eacute;quentation en hausse des conf&eacute;rences. Certains secteurs suscitent plus particuli&egrave;rement l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des visiteurs : le commerce alimentaire (30%), l&rsquo;h&ocirc;tellerie-restauration (29%) et la mode et l&rsquo;&eacute;quipement de la personne (21%). En revanche, les services rapides et de proximit&eacute; sont en baisse. Quant &agrave; l&rsquo;apport personnel des visiteurs, 60% ont moins de 75 000 euros, mais 8% poss&egrave;dent plus de 300 000 euros. Le salon a franchi un cap &agrave; l&rsquo;international, avec plus de 2100 visiteurs venus de l&rsquo;&eacute;tranger et 80 nationalit&eacute;s repr&eacute;sent&eacute;es. Enfin, 77% des visiteurs sont venus pour la premi&egrave;re fois sur le salon.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi, r&eacute;dacteur en chef de La R&eacute;f&eacute;rence Franchise]]>
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		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-391-23-B1-c-rousselot-reed-expositions.html</link>
	</item>
	<item id='381'>
		<title><![CDATA[M. Balondrade (CCIMP) : « La Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille-Provence possède une vraie légitimité en franchise »]]></title>
		<description>
			<![CDATA[Cr&eacute;&eacute;e sous Henri IV, en 1599, la Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie de Marseille-Provence (CCIMP) est la plus vieille CCI de France. Cette vocation d&rsquo;&eacute;changer et d&rsquo;entreprendre sera amplifi&eacute;e par l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement &laquo; Marseille-Provence 2013, capitale europ&eacute;enne de la culture &raquo;. Entretien avec Micka&euml;l Balondrade, mandataire de la CCIMP, sur Franchise Expo Paris 2013.<br />
Quelles sont les opportunit&eacute;s g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par l'&eacute;v&egrave;nement &laquo; Marseille-Provence 2013, capitale europ&eacute;enne de la culture &raquo; pour les cr&eacute;ateurs d'entreprise, et en particulier, pour les r&eacute;seaux de franchise ?<br />
D&rsquo;importants travaux structurants ont lieu dans Marseille. La mutation du Vieux Port en zone semi-pi&eacute;tonne permet aujourd&rsquo;hui de cr&eacute;er un lieu d&rsquo;&eacute;changes en plein c&oelig;ur de la ville, lequel se prolongera en promenade jusqu&rsquo;aux Terrasses du Port, un centre commercial en cours de construction &agrave; proximit&eacute; du quartier d&rsquo;affaires de la Place des Joliettes. Requalification du centre-ville, op&eacute;ration d&rsquo;am&eacute;nagement du quartier Euromed Center, travaux du V&eacute;lodrome, construction et r&eacute;novation de mus&eacute;es et de centres commerciaux&hellip; Marseille se transforme, conform&eacute;ment au v&oelig;u du pr&eacute;sident de la CCIMP, Jacques Pfister, qui souhaite faire entrer notre ville dans le Top 20 des capitales europ&eacute;ennes. 200 000 m2 de commerces et bureaux seront cr&eacute;&eacute;s dans les prochaines ann&eacute;es.<br />
L&rsquo;&eacute;v&egrave;nement &laquo; Marseille-Provence 2013, capitale europ&eacute;enne de la culture &raquo; attirera 2 &agrave; 3 millions de touristes suppl&eacute;mentaires. Il aura des retomb&eacute;es &eacute;conomiques estim&eacute;es &agrave; 600 millions d&rsquo;euros, soient 6 euros de retomb&eacute;es pour 1 euro investi. Il g&eacute;n&egrave;re du trafic et de la visibilit&eacute; pour ceux qui viendront cr&eacute;er leur entreprise sur notre territoire. La prochaine capitale europ&eacute;enne de la culture ne sera fran&ccedil;aise qu&rsquo;en 2028. M&ecirc;me Lille, c&eacute;l&eacute;br&eacute;e en 2004, per&ccedil;oit encore aujourd&rsquo;hui des retomb&eacute;es d&rsquo;un tel &eacute;v&egrave;nement&hellip;<br />
Quels sont les appuis propos&eacute;s par la CCIMP pour un cr&eacute;ateur d'entreprise en franchise ?<br />
La Chambre de Commerce et d&rsquo;Industrie de Marseille-Provence poss&egrave;de une vraie l&eacute;gitimit&eacute; en franchise, avec un permanent expert et deux mandataires d&eacute;di&eacute;s &agrave; ce domaine de l&rsquo;entreprise. Elle a &eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;initiative du seul salon d&rsquo;envergure euro-m&eacute;diterran&eacute;enne consacr&eacute; &agrave; la franchise, Top Franchise M&eacute;diterran&eacute;e, dont la 11e &eacute;dition aura lieu les 18 et 19 novembre. Cet &eacute;v&egrave;nement B to B r&eacute;unit une centaine d&rsquo;exposants et accueille 3000 visiteurs. Il est aujourd&rsquo;hui organis&eacute; par la F&eacute;d&eacute;ration fran&ccedil;aise de la franchise et Reed Expositions. Dans les prochains mois, la CCIMP va davantage capitaliser sur Top Franchise M&eacute;diterran&eacute;e en cr&eacute;ant des &eacute;v&egrave;nements pour faire conna&icirc;tre la franchise tout au long de l&rsquo;ann&eacute;e sur l&rsquo;ensemble de la r&eacute;gion PACA, o&ugrave; sont situ&eacute;s 108 si&egrave;ges sociaux d&rsquo;enseignes de franchise. <br />
L&rsquo;accompagnement des cr&eacute;ateurs en franchise sera d&eacute;velopp&eacute; avec des rendez-vous personnalis&eacute;s et cibl&eacute;s, de m&ecirc;me que l&rsquo;expertise de la CCIMP au niveau national. Des dispositifs originaux pour les cr&eacute;ateurs d&rsquo;entreprise en g&eacute;n&eacute;ral existent d&eacute;j&agrave; comme le &laquo; Parcours jeune entrepreneur &raquo; et &laquo; Plus Jamais seul &raquo;.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi, r&eacute;dacteur en chef de La R&eacute;f&eacute;rence Franchise]]>
		</description>
		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-381-23-B1-m-balondrade-ccimp-la-chambre.html</link>
	</item>
	<item id='371'>
		<title><![CDATA[O. Torrès (Amarok) : « Le capital santé d’un dirigeant de PME est le premier capital immatériel de l’entreprise »]]></title>
		<description>
			<![CDATA[Chercheur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Montpellier 1 et &agrave; l&rsquo;EM. LYON et fondateur de l&rsquo;observatoire AMAROK de la sant&eacute; des dirigeants de PME, Olivier Torr&egrave;s lutte contre l&rsquo;imagerie patronale r&eacute;pandue chez les entrepreneurs, qui les conduit &agrave; n&eacute;gliger leur sant&eacute;. Il nous explique comment il est possible de pr&eacute;venir le burn out &agrave; partir d&rsquo;actes simples &agrave; mettre en place.<br />
Pourquoi les dirigeants de PME ont un diagnostic tardif d&rsquo;une d&eacute;gradation de leur sant&eacute;?<br />
Les dirigeants de PME ont ce que j&rsquo;appelle le syndrome du &laquo; je n&rsquo;ai pas le temps d&rsquo;&ecirc;tre malade &raquo;, qui se transforme parfois en &laquo; je n&rsquo;ai pas le DROIT d&rsquo;&ecirc;tre malade &raquo;. Ce qui est une id&eacute;ologie terrifiante en termes de sant&eacute; au travail ! En fait, plus la taille d&rsquo;une entreprise est petite, moins il y a de possibilit&eacute;s de remplacement du dirigeant de PME, et donc moins ce dernier estime qu&rsquo;il a le temps d&rsquo;&ecirc;tre malade. Il ne se rend d&rsquo;ailleurs chez le m&eacute;decin que lorsqu&rsquo;il n&rsquo;en peut plus. D&rsquo;o&ugrave; un diagnostic souvent s&eacute;v&egrave;re. La variable explicative de ce dysfonctionnement n&rsquo;est pas l&rsquo;argent, mais le temps disponible, qui se cumule &agrave; un autre facteur : l&rsquo;id&eacute;ologie patronale. <br />
Ainsi, une personne &agrave; son compte se voit tr&egrave;s souvent comme un leader, un battant, un gagnant dans le but de transmettre du dynamisme &agrave; ses salari&eacute;s, ce qui ne laisse que peu d&rsquo;espace pour exprimer une faiblesse.<br />
Le burn out, est-il fr&eacute;quent chez les dirigeants de PME et peut-on le pr&eacute;venir ?<br />
Au m&ecirc;me titre que le suicide patronal, qui touche 1 &agrave; 2 entrepreneurs par jour selon mes estimations, le burn out patronal existe. S&rsquo;il est encore plus tabou que chez les salari&eacute;s, il se manifeste de fa&ccedil;on identique : le matin, au r&eacute;veil, la personne touch&eacute;e ne peut plus se lever, et est incapable de se rendre au travail. Quelque chose s&rsquo;est rompue en elle. Le burn out ou syndrome d&rsquo;&eacute;puisement professionnel ne survient pas du jour au lendemain. Il suit une processus, qui commence par une surcharge de travail, laquelle affecte son sommeil et engendre de la fatigue, puis se transforme en ph&eacute;nom&egrave;ne de lassitude, amenant la personne touch&eacute;e &agrave; se sentir &laquo; sans valeur &raquo; ou en situation d&rsquo;&eacute;chec. Un instrument de mesure a &eacute;t&eacute; mise au point par un chercheur am&eacute;ricain : un outil de rep&eacute;rage du burn out en dix questions, que chacun peut s&rsquo;auto-administrer.<br />
Quelles sont les solutions ou pr&eacute;ventions &agrave; mettre en place par un dirigeant de PME pour pr&eacute;server sa sant&eacute; ?<br />
En premier lieu, &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;coute de soi. Le dirigeant de PME consid&egrave;re souvent que sa propre sant&eacute; est secondaire par rapport &agrave; son activit&eacute; professionnelle. Or, son capital sant&eacute; est le premier capital immat&eacute;riel de l&rsquo;entreprise, et s&rsquo;il n&rsquo;est pas pr&eacute;serv&eacute;, cela peut conduire jusqu&rsquo;au d&eacute;p&ocirc;t de bilan de l&rsquo;entreprise.<br />
Un dirigeant de PME moderne et &eacute;clair&eacute; devra donc r&eacute;guli&egrave;rement s&rsquo;accorder de vraies pauses dans ses journ&eacute;es de travail &ndash; par exemple, deux heures de marche &ndash; et des week-ends complets d&eacute;connect&eacute;s du t&eacute;l&eacute;phone et de l&rsquo;emailing. Il doit savoir l&acirc;cher prise !<br />
Ensuite, attention au syndrome de la saturation cognitive ! Le d&eacute;coupage fonctionnel dans une PME est quasi-inexistant, ce qui implique que le dirigeant doit penser &agrave; mille choses &agrave; la fois et sature son esprit. Il faut que le patron trouve les moyens d&rsquo;une d&eacute;l&eacute;gation de pouvoir ou de t&acirc;ches, sans tomber toutefois dans la surveillance de cette d&eacute;l&eacute;gation, ce qui ajouterait du stress au stress ! Contrairement &agrave; une grande entreprise o&ugrave; le dirigeant salari&eacute; d&eacute;l&egrave;gue la prise de d&eacute;cision &ndash; pour la tr&eacute;sorerie, un licenciement&hellip; - &agrave; un staff fonctionnel, un dirigeant de PME exerce un management frontal de ses affaires, o&ugrave; il est toujours en premi&egrave;re ligne. C&rsquo;est certes captivant et extraordinaire, mais cela risque, &agrave; la longue, d&rsquo;engendrer de la fatigue et parfois un burn out.<br />
Enfin, dernier &eacute;l&eacute;ment de pr&eacute;vention : g&eacute;rer la qualit&eacute; de son sommeil, ce qui est la base d&rsquo;une bonne sant&eacute; physique et mentale. Nous avons mesur&eacute; qu&rsquo;un dirigeant de PME dormait en moyenne 34 minutes de moins qu&rsquo;un fran&ccedil;ais, ce qui produit une &laquo; dette de sommeil &raquo; de 3 &agrave; 4 heures par semaine et pr&egrave;s de 200 heures par an. Ceci a trois cons&eacute;quences majeures : impact n&eacute;gatif sur la cr&eacute;ativit&eacute; &ndash; l&rsquo;une des qualit&eacute;s essentielles d&rsquo;un entrepreneur -, une hausse de l&rsquo;irritabilit&eacute; &ndash; ce qui n&rsquo;est jamais bon pour les relations avec les salari&eacute;s, les clients ou les fournisseurs &ndash; et enfin, un effet n&eacute;gatif sur l&rsquo;anticipation &ndash; le dirigeant &laquo; marche au radar &raquo; au lieu de fonctionner de mani&egrave;re prospective.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi, r&eacute;dacteur en chef de La R&eacute;f&eacute;rence Franchise<br />
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Olivier TORRES<br />
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		</description>
		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-371-23-B1-o-torres-amarok-le-capital.html</link>
	</item>
	<item id='362'>
		<title><![CDATA[Commerce en gare (4/4) – E. Schahl (Inlex IP Expertise) : « L’adaptation d’une enseigne au commerce en gare est un préalable, pas une conséquence »]]></title>
		<description>
			<![CDATA[Co-fondateur associ&eacute; d&rsquo;Inlex IP Expertise, Eric Schahl d&eacute;taille les types d&rsquo;adaptations &agrave; r&eacute;aliser par une enseigne dans le but de s&rsquo;implanter en gare et comment prot&eacute;ger ces innovations.<br />
Pourquoi une enseigne doit-elle s&rsquo;adapter pour implanter son commerce en gare ?<br />
La gare est un endroit atypique pour le commerce : format d&rsquo;exploitation restreint, assortiment plus limit&eacute;, encaissement rapide, horaires d&rsquo;ouverture plus large&hellip; C&rsquo;est la cons&eacute;quence d&rsquo;un flux de consommateurs plus intense, de chalands pris par des contraintes de temps et d&rsquo;une forte amplitude dans la typologie de client&egrave;le - du CSP++ aux cat&eacute;gories modestes. De plus, l&rsquo;environnement des gares ne propose pas un contexte hyper cosy, m&ecirc;me si cela &eacute;volue progressivement.<br />
Quels sont les principaux contenus d&rsquo;un concept &agrave; adapter ?<br />
D&rsquo;abord, adapter le contenu de l&rsquo;offre pr&eacute;sent&eacute;e, en op&eacute;rant une s&eacute;lection des r&eacute;f&eacute;rences pour maximiser l&rsquo;acte d&rsquo;achat. Ensuite, travailler sur la lisibilit&eacute; du magasin, afin de donner le sentiment au chaland que son acte d&rsquo;achat sera rapide. Par exemple, &agrave; travers une vue transparente sur l&rsquo;int&eacute;rieur du point de vente.<br />
Il faut &eacute;galement mettre en place des proc&eacute;dures pour g&eacute;rer des situations consid&eacute;r&eacute;es comme des grains en sable dans une m&eacute;canique bien huil&eacute;e, comme une r&eacute;clamation pour un produit d&eacute;fectueux. Ce qui implique, plus g&eacute;n&eacute;ralement, une formation du personnel &agrave; l&rsquo;acte d&rsquo;achat press&eacute;.<br />
Il est &eacute;galement indispensable d&rsquo;imaginer des pr&eacute;sentoirs et un mobilier facilitant la recherche du client, et une vitrine &eacute;pur&eacute;e faisant transpara&icirc;tre la notion de simplicit&eacute; et d&rsquo;accessibilit&eacute; de l&rsquo;acte d&rsquo;achat. La signal&eacute;tique doit anticiper la demande de renseignements, qui constitue une barri&egrave;re &agrave; la rapidit&eacute; de la vente.<br />
D&rsquo;autres changements peuvent s&rsquo;av&eacute;rer n&eacute;cessaires : pr&eacute;voir des emballages &laquo; cadeaux &raquo; express, r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; une carte de fid&eacute;lit&eacute; rapide &agrave; ouvrir&hellip; Avant de s&rsquo;implanter, toute enseigne doit d&rsquo;abord analyser son domaine d&rsquo;activit&eacute;, et revalider son concept afin de mieux appr&eacute;hender un client aux caract&eacute;ristiques particuli&egrave;res. Cette adaptation est un pr&eacute;alable, pas une cons&eacute;quence.<br />
Quelles sont les cons&eacute;quences pour une enseigne en mati&egrave;re de propri&eacute;t&eacute; industrielle ?<br />
L&rsquo;enseigne doit d&eacute;j&agrave; se poser la question d&rsquo;adopter une nouvelle marque et ainsi d&rsquo;indiquer au consommateur qu&rsquo;elle a eu l&rsquo;initiative de cr&eacute;er en gare un endroit sp&eacute;cifique reli&eacute; &agrave; sa marque. Comme cela a &eacute;t&eacute; le cas des Monop Station pour Monoprix.<br />
Les adaptations pr&eacute;alablement cit&eacute;es ont des cons&eacute;quences juridiques, puisqu&rsquo;elles ont donn&eacute; lieu &agrave; des cr&eacute;ations de la part d&rsquo;architectes, d&rsquo;agences de publicit&eacute;, d&rsquo;informaticiens, de stylistes... Le droit fran&ccedil;ais est tr&egrave;s protecteur des cr&eacute;ateurs, et dissocie totalement la r&eacute;mun&eacute;ration du travail pour cr&eacute;er les &oelig;uvres, du paiement pour l&rsquo;exploitation desdites &oelig;uvres. Il faut ainsi obtenir une cession des droits d&rsquo;exploitation.<br />
D&rsquo;autre part, une enseigne qui a su r&eacute;pondre au d&eacute;fi du commerce en gare &agrave; travers des trouvailles ne peut laisser un de ses concurrents se les approprier sans effectuer de recherche. Elle doit donc prot&eacute;ger ses innovations &agrave; travers le droit de la propri&eacute;t&eacute; industrielle ou en rassemblant des &eacute;l&eacute;ments contractuels en pr&eacute;paration &agrave; une action en concurrence d&eacute;loyale.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi, r&eacute;dacteur en chef de La R&eacute;f&eacute;rence Franchise<br />
<br />
Eric SCHAHL<br />
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		</description>
		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-362-23-B1-commerce-en-gare-4-4-e-schahl.html</link>
	</item>
	<item id='352'>
		<title><![CDATA[Commerce en gare (3/4) – F-L. Simon (Simon & Associés) : « Veiller aux engagements d’exclusivité consentis dans les contrats de distribution »]]></title>
		<description>
			<![CDATA[Co-fondateur du cabinet Simon &amp; Associ&eacute;s, Fran&ccedil;ois-Luc Simon d&eacute;taille la proc&eacute;dure pour pouvoir s&rsquo;implanter en gare, les avantages et les exigences du statut juridique inh&eacute;rents &agrave; ce lieu public (d&eacute;pendant du code g&eacute;n&eacute;ral de la propri&eacute;t&eacute; des personnes publiques) et l&rsquo;&eacute;cueil majeur &agrave; &eacute;viter pour les enseignes de franchise int&eacute;ress&eacute;es par un tel d&eacute;veloppement.<br />
Pourquoi l&rsquo;implantation de commerces en gare est r&eacute;gie par des appels d&rsquo;offre et comment se d&eacute;roulent-ils ?<br />
Le commerce en gare touche &agrave; l&rsquo;occupation du domaine public, et donc &agrave; un principe sous-jacent d&rsquo;&eacute;galit&eacute; des chances pour les postulants. Un projet d&rsquo;implantation est ainsi g&eacute;n&eacute;ralement soumis &agrave; un appel d&rsquo;offres, notamment pour les grandes gares et pour les secteurs extr&ecirc;mement concurrentiels comme la restauration.<br />
Un appel d&rsquo;offre commence par la publication d&rsquo;un avis, le plus souvent par voie de presse, mais &eacute;galement sur le site Internet de la filiale en charge de la gestion des commerces en gare, A2C. Il est accompagn&eacute; d&rsquo;un r&egrave;glement de consultation, qui comporte quatre types d&rsquo;informations pour permettre &agrave; un commer&ccedil;ant ou une enseigne de construire son projet. D&rsquo;abord, des d&eacute;tails sur l&rsquo;emplacement comme la surface d&rsquo;exploitation, du lin&eacute;aire ou de la r&eacute;serve, la configuration des lieux&hellip; Ensuite, le cadre juridique des conditions d&rsquo;occupation, comme par exemple la dur&eacute;e du contrat, m&ecirc;me si cet &eacute;l&eacute;ment n&rsquo;est pas une obligation. Le timing et le r&eacute;tro-planning pour le d&eacute;p&ocirc;t de l&rsquo;offre est aussi clairement indiqu&eacute;.<br />
Enfin, et c&rsquo;est le plus important, A2C &eacute;nonce les crit&egrave;res de notation pris en consid&eacute;ration pour retenir un postulant. Par exemple, quelles sont la nature des prestations et services &agrave; assurer, et donc les adaptations &agrave; r&eacute;aliser par une enseigne pour s&rsquo;implanter en gare. Depuis quelques ann&eacute;es, la SCNF cherche &agrave; restaurer l&rsquo;image des commerces en gare, comme en t&eacute;moigne certaines r&eacute;alisations r&eacute;centes de qualit&eacute;, comme la gare Saint-Lazare de Paris. D&rsquo;o&ugrave; une priorit&eacute; accord&eacute;e &agrave; la qualit&eacute; du service rendu au consommateur, plut&ocirc;t qu&rsquo;aux revenus g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par le point de vente.<br />
Quelles sont les contraintes juridiques pour le b&eacute;n&eacute;ficiaire d&rsquo;un emplacement en gare ?<br />
L&rsquo;occupation du domaine public impose trois contraintes, issues d&rsquo;un r&eacute;gime juridique sp&eacute;cifique, le code g&eacute;n&eacute;ral de la propri&eacute;t&eacute; des personnes publiques. En premier lieu, le b&eacute;n&eacute;ficiaire est tenu d&rsquo;occuper lui-m&ecirc;me l&rsquo;emplacement, de l&rsquo;utiliser directement en son nom et sans discontinuit&eacute;. L&rsquo;occupation doit &ecirc;tre personnelle et ne peut &ecirc;tre c&eacute;der ou sous-conc&eacute;d&eacute; &agrave; un tiers, m&ecirc;me partiellement, sans l&rsquo;accord d&rsquo;A2C. Ce qui implique qu&rsquo;une enseigne ne peut faire l&rsquo;objet d&rsquo;une fusion-absorption, voire d&rsquo;un changement de clauses de l&rsquo;actionnariat, et conserver le droit d&rsquo;exploitation, au titre du caract&egrave;re personnel d&rsquo;incessibilit&eacute;. Une disposition que l&rsquo;on retrouve &eacute;galement dans les baux commerciaux classiques.<br />
Deuxi&egrave;mement, l&rsquo;occupation est temporaire, d&eacute;livr&eacute;e pour une dur&eacute;e d&eacute;termin&eacute;e[1] tenant compte des investissements &agrave; amortir. Enfin, l&rsquo;occupation est pr&eacute;caire et r&eacute;vocable. Le b&eacute;n&eacute;ficiaire ne peut se pr&eacute;valoir ni d&rsquo;un droit, ni d&rsquo;indemnit&eacute;s pour un renouvellement car il ne poss&egrave;de pas la propri&eacute;t&eacute; commerciale sur l&rsquo;emplacement. Son contrat, &agrave; son terme, sera remis en concurrence lors d&rsquo;un appel d&rsquo;offres ou d&rsquo;une n&eacute;gociation de gr&eacute; &agrave; gr&eacute;. De plus, m&ecirc;me si le cas est rarissime, l&rsquo;occupation peut prendre fin, avec un pr&eacute;avis, pour un motif d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral ou ferroviaire, telle que le r&eacute;am&eacute;nagement d&rsquo;une gare suite &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une ligne TGV.<br />
Quels sont les avantages de ce statut juridique ?<br />
On observe quatre avantages remarquables inh&eacute;rents &agrave; ce statut juridique, en particulier au plan &eacute;conomique : aucun fond de commerce n&rsquo;est &agrave; financer, aucun droit d'entr&eacute;e ne doit &ecirc;tre pay&eacute;, la redevance est calcul&eacute;e en pourcentage du chiffre d&rsquo;affaires - une disposition souvent assortie d&rsquo;un minimum garanti d&rsquo;un montant raisonnable, d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;obligation de r&eacute;aliser une &eacute;tude de march&eacute; - et la dur&eacute;e du contrat est d&eacute;termin&eacute;e en amont, en fonction notamment des investissements &agrave; amortir.<br />
Quels sont les &eacute;cueils &agrave; &eacute;viter par les enseignes pour acc&eacute;der &agrave; ce r&eacute;gime avantageux ?<br />
L&rsquo;enseigne devra veiller &agrave; n&rsquo;avoir consenti aucun engagement de nature &agrave; lui interdire d&rsquo;exercer une activit&eacute; dans l&rsquo;emplacement situ&eacute; en gare. En particulier, les engagements d&rsquo;exclusivit&eacute; consentis dans les contrats de distribution - franchise, commission-affiliation, concession, licence, etc. -, accords commerciaux - notamment avec les ensembliers -, cessions de fonds de commerce, baux commerciaux, ou joint venture. C&rsquo;est la pr&eacute;caution d&rsquo;usage qu&rsquo;il convient de prendre pour permettre le d&eacute;veloppement de l&rsquo;enseigne au moyen d&rsquo;un commerce en gare, mais &eacute;galement dans les a&eacute;roports, le m&eacute;tro, le RER et les centres commerciaux, dont les flux de client&egrave;les sont bien particuliers.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi, r&eacute;dacteur en chef de La R&eacute;f&eacute;rence Franchise<br />
[1] 5 ans en moyenne<br />
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Fran&ccedil;ois-Luc SIMON<br />
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		</description>
		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-352-23-B1-commerce-en-gare-3-4-f-l-simon.html</link>
	</item>
	<item id='342'>
		<title><![CDATA[   Commerce en gare (2/4) – L. Kruch (Territoires & Marketing) : « Le potentiel du commerce en gare reste sous-estimé, voire sous-évalué »]]></title>
		<description>
			<![CDATA[A travers sa soci&eacute;t&eacute;, Territoires &amp; Marketing, Laurent Kruch a r&eacute;alis&eacute; pour A2C et la SNCF un logiciel de g&eacute;omarketing, outil d&rsquo;analyse d&rsquo;aide &agrave; la programmation commerciale. Il nous explique les caract&eacute;ristiques du march&eacute; des commerces en gare.<br />
Pourquoi le potentiel du commerce en gare reste sous-estim&eacute; ?<br />
Le commerce en gare est un sujet atypique puisqu&rsquo;il ne concerne que 1 500 points de vente sur les 210 000 existants et 0,2% de la surface commercialement exploit&eacute;e en France[1]. Il int&eacute;resse les enseignes pour plusieurs raisons. D&rsquo;une part, il est un fort vecteur de notori&eacute;t&eacute; aupr&egrave;s de la population. Le trafic passager implique une hyper visibilit&eacute;. Cela explique par exemple qu&rsquo;une enseigne comme Columbus Caf&eacute;, qui compte une quarantaine de coffee-shops en France mais est bien implant&eacute;e dans les gares, a acquis une grande notori&eacute;t&eacute;, malgr&eacute; une faible repr&eacute;sentativit&eacute; sur le territoire. D&rsquo;autre part, le commerce en gare b&eacute;n&eacute;ficie de rendements en chiffre d&rsquo;affaires et d&rsquo;un panier &eacute;lev&eacute;s.<br />
Pourtant le potentiel du commerce en gare reste sous-estim&eacute;, voire sous-&eacute;valu&eacute;. Les gares sont des lieux fr&eacute;quent&eacute;s par 70% des fran&ccedil;ais et 60% de ses visiteurs y effectuent des achats. Si les trois-quarts des acheteurs sont des voyageurs de train, leurs accompagnants ou des personnes en transit entre d&rsquo;autres modes de transport comme le m&eacute;tro ou le bus, un quart des acheteurs sont des riverains du lieu. Le commerce en gare est une alternative &agrave; une implantation traditionnelle en centre-ville. Il se d&eacute;veloppe de plus en plus sous forme de p&ocirc;les de commerce s&rsquo;affranchissant de certaines complexit&eacute;s immobili&egrave;res telles que le droit au bail, tout en profitant d&rsquo;un emplacement privil&eacute;gi&eacute;, correspondant &agrave; un emplacement num&eacute;ro 1-bis ou 2.<br />
Quelles sont les caract&eacute;ristiques de l&rsquo;achat et de la client&egrave;le en gare ?<br />
75% des achats durent jusqu&rsquo;&agrave; 20 minutes en gare et 35% des achats ne d&eacute;passent pas les dix minutes. Ce rapport avec des consommateurs press&eacute;s a notamment un fort impact sur le merchandising, la rapidit&eacute; de traitement en caisse et l&rsquo;am&eacute;nagement du magasin. On observe m&ecirc;me une tendance &agrave; un regroupement des caisses de plusieurs points de vente, bien que ces derniers appartiennent &agrave; des enseignes diff&eacute;rentes. Malgr&eacute; les conditions parfois difficiles en gare &ndash; froid, bousculade, ins&eacute;curit&eacute; -, les consommateurs restent satisfaits de leurs actes commer&ccedil;ants, leur attribuant une note de 7 sur 10, selon une enqu&ecirc;te Opinion Way. La soci&eacute;t&eacute; A2C et la SNCF ont aujourd&rsquo;hui une exigence : habiller les gares de commerces et de transformer ces endroits de passage en centres de vie.<br />
Comment les enseignes peuvent-elles s&rsquo;ins&eacute;rer dans l&rsquo;espace commercial d&rsquo;une gare ?<br />
On distingue trois types de zones. L&rsquo;une pour les achats utilis&eacute;s dans le train, situ&eacute;e en acc&egrave;s aux quais, avec une logique de rapidit&eacute; dans la consommation. Une autre pour les services, un espace ouvert aux facilitateurs du quotidien, avec des boutiques de loisirs et de culture &ndash; pour effectuer un cadeau &ndash; ou consacr&eacute;es au business multim&eacute;dia, pour un d&eacute;pannage. Une derni&egrave;re, situ&eacute;e en recul des quais, voire en fa&ccedil;ade de gare, est destin&eacute;e au shopping.<br />
Aucune enseigne ne peut conserver 100% de son offre en gare, m&ecirc;me dans la restauration, en raison des espaces r&eacute;duits et des attentes de la client&egrave;le. Tout r&eacute;seau doit ainsi se recentrer sur son originalit&eacute; et ses valeurs profondes pour proposer au consommateur les 20% de son offre r&eacute;alisant 80% de son chiffre d&rsquo;affaires distribu&eacute;s habituellement dans ses points de vente.<br />
Comment d&eacute;terminer la &laquo; valeur commerciale &raquo; d&rsquo;une gare ?<br />
Il faut tout d&rsquo;abord savoir que la fr&eacute;quentation d&rsquo;une gare n&rsquo;est pas forc&eacute;ment proportionnelle &agrave; la taille de la ville. Par exemple, Rouen pr&eacute;sente une activit&eacute; de transit voyageurs &eacute;quivalent &agrave; Lyon-Perrache. Dans la perception de la valeur commerciale d&rsquo;une implantation en gare, outre la fr&eacute;quentation du lieu, il faut aussi consid&eacute;rer les r&egrave;gles d&rsquo;occupation du local. L&rsquo;autorisation d&rsquo;occupation temporaire pr&eacute;sente un avantage majeur : il n&rsquo;y a pas de droit au bail, le loyer repr&eacute;sentant un pourcentage du chiffre d&rsquo;affaires. L&rsquo;immobilier commercial n&rsquo;est pas soumis &agrave; la loi de l&rsquo;offre et de la demande comme en centre-ville. Il est r&eacute;gi par des appels d&rsquo;offres. Le choix est op&eacute;r&eacute; par rapport &agrave; la pertinence des besoins des consommateurs et au rapport du chiffre d&rsquo;affaires que l&rsquo;enseigne d&eacute;cide de proposer &agrave; la SNCF ou &agrave; ses filiales en charge de la commercialisation des espaces commerciaux en gare.<br />
Enfin, il faut aussi consid&eacute;rer le proche environnement de la gare. Par exemple, &agrave; cinq minutes &agrave; pied de la gare de Cannes en pleine r&eacute;novation, on compte 4000 habitants, 6500 salari&eacute;s et 800 commerces pour 3,5 millions de voyageurs.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi, r&eacute;dacteur en chef de La R&eacute;f&eacute;rence Franchise<br />
[1] Source : Cushman &amp; Wakefield<br />
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Laurent KRUCH<br />
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		</description>
		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-342-23-B1-commerce-en-gare-2-4-l-kruch.html</link>
	</item>
	<item id='341'>
		<title><![CDATA[Commerce en gare (1/4) - Sylvain Savoye (A2C) : «En gare, les consommateurs achètent avant tout du temps libre »]]></title>
		<description>
			<![CDATA[Directeur commercial chez A2C, filiale de la branche SNCF Gares &amp; Connexions en charge de la gestion et de la commercialisation des espaces en gares depuis 1999, Sylvain Savoye nous explique comment la transformation des gares, &agrave; travers le commerce, vise &agrave; faciliter la vie des voyageurs et riverains.<br />
Pourquoi les gares repr&eacute;sentent une opportunit&eacute; pour les enseignes ?<br />
Avec deux milliards de voyageurs par an, les gares sont des zones de chalandise &agrave; part enti&egrave;re. Elles sont aujourd&rsquo;hui des ensembles immobiliers de grande qualit&eacute;, au sein de b&acirc;timents magnifiques, charg&eacute;s d&rsquo;histoire et r&eacute;habilit&eacute;s avec un vrai travail sur la lumi&egrave;re naturelle. On est loin de l&rsquo;image de lieux sales et bruyants qu&rsquo;elles ont port&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; un pass&eacute; r&eacute;cent. A travers cette transformation architecturale, int&eacute;grant des galeries marchandes pouvant parfois compter une centaine de boutiques comme au sein de la gare Saint-Lazare, la SNCF cherche &agrave; faciliter la vie des gens. <br />
En particulier, elle permet &agrave; ses visiteurs, notamment ceux en transit sur leur trajet travail-domicile, de r&eacute;aliser des achats du quotidien. Il s&rsquo;agit l&agrave; de besoins en alimentation quand le frigo est vide, mais aussi des v&ecirc;tements pour leurs enfants, ou encore de lunettes, ces derni&egrave;res &eacute;tant rep&eacute;r&eacute;es, essay&eacute;es, ajust&eacute;es et achet&eacute;es en plusieurs courtes visites. Ces courses, g&eacute;n&eacute;ralement effectu&eacute;es le week-end, permettent de s&rsquo;affranchir d&rsquo;obligations. En gare, les consommateurs ach&egrave;tent avant tout du temps libre. Ils en sont gr&eacute; aux enseignes qui leur offrent ce confort suppl&eacute;mentaire.<br />
Quelles sont les caract&eacute;ristiques du commerce en gare ?<br />
Le consommateur en gare est urbain, globalement jeune et a une pr&eacute;occupation majeure durant son acte d&rsquo;achat : ne pas rater le train qu&rsquo;il est venu prendre. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; de l&rsquo;informer sur l&rsquo;horaire et le quai du d&eacute;part, de lui donner une visibilit&eacute; sur l&rsquo;offre produit d&egrave;s l&rsquo;ext&eacute;rieur du magasin, de lui faciliter le d&eacute;placement au sein du point de vente afin qu&rsquo;il ne sente jamais pi&eacute;g&eacute; par la foule et de lui montrer qu&rsquo;il y a un bon traitement de la file d&rsquo;attente pour le paiement en caisse. Une enseigne doit ainsi repenser son offre et son achalandage pour un client obnubil&eacute; par son train, qui n&rsquo;est pas venu pour fl&acirc;ner. <br />
Cela passe par une concentration des r&eacute;f&eacute;rences propos&eacute;es ou par l&rsquo;usage de formats innovants, comme des dispositifs de chariots mobiles ou de &laquo; food truck &raquo; pr&eacute;sents sur le parvis de la gare. Aujourd&rsquo;hui, nous travaillons avec une centaine d&rsquo;enseignes issues d&rsquo;une demi-douzaine de secteurs : la librairie, la restauration &ndash; essentiellement rapide -, le pr&ecirc;t-&agrave;-porter, l&rsquo;hygi&egrave;ne-beaut&eacute;, les services &ndash; comme la location automobile &ndash; et la sant&eacute; &ndash; parapharmacie, laboratoire d&rsquo;analyse m&eacute;dicale, etc. -.<br />
Qui peut ouvrir un commerce en gare et comment sont choisis les postulants ?<br />
La quasi-totalit&eacute; des magasins ouvrent au terme d&rsquo;un appel d&rsquo;offre. Ce processus de s&eacute;lection est ouvert &agrave; tous, enseigne comme commer&ccedil;ants isol&eacute;s, selon des crit&egrave;res pr&eacute;cis : activit&eacute;, surface de la boutique, personnel n&eacute;cessaire pour assurer les services, etc. Si un franchis&eacute; postule seul, il lui faut soutien de son franchiseur.<br />
Dans l&rsquo;appel d&rsquo;offres, les conditions locatives sont propos&eacute;es par le commer&ccedil;ant. Elles repr&eacute;sentent un pourcentage d&rsquo;un chiffre d&rsquo;affaires justifi&eacute; par un business plan. Ces conditions ne sont pas bas&eacute;es sur la valeur locative du lieu et l&rsquo;activit&eacute; du point de vente comme dans les centres commerciaux. Il faut que le partenariat soit gagnant pour tous : le propri&eacute;taire du lieu, le commer&ccedil;ant et le consommateur.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi, r&eacute;dacteur en chef de La R&eacute;f&eacute;rence Franchise<br />
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Sylvain SAVOYE<br />
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		</description>
		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-341-23-B1-commerce-en-gare-1-4-sylvain-savoye.html</link>
	</item>
	<item id='331'>
		<title><![CDATA[   E-commerce (4/4) - Frédéric Fournier (Redlink) : « Un système coopératif pour l’organisation des ventes en ligne »]]></title>
		<description>
			<![CDATA[Fondateur-associ&eacute; du cabinet Redlink, Fr&eacute;d&eacute;ric Fournier s&rsquo;exprime sur les tentatives de r&eacute;&eacute;quilibrage entre les commerces physiques et virtuels, les raisons de ne pas autoriser un franchis&eacute; &agrave; cr&eacute;er son propre site marchand, le partage des profits g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;e-commerce et les risques li&eacute;s aux r&eacute;seaux communautaires et aux applications sur smartphones.<br />
Est-ce que franchis&eacute;s et franchiseurs doivent cohabiter dans un projet cross-canal ?<br />
Il existe peu de risques qu&rsquo;un des canaux phagocyte l&rsquo;autre, et le travail en synergie entre points de vente physiques et Internet g&eacute;n&egrave;re de l&rsquo;&eacute;mulation au sein d&rsquo;un r&eacute;seau, permettant d&rsquo;approcher la client&egrave;le par des voies diff&eacute;rentes. On assiste toutefois &agrave; une lev&eacute;e de bouclier contre la pratique du showrooming, qui consiste &agrave; visiter un point de vente physique afin de tester un produit et de l&rsquo;acheter moins cher ailleurs sur Internet. <br />
Ainsi, Celiac Supplies, une enseigne de distribution dans l&rsquo;alimentaire en Australie, fait d&eacute;sormais payer une taxe de 5 dollars &agrave; tout client qui ressortirait les mains vides ! En France, un d&eacute;put&eacute; a d&eacute;pos&eacute; un projet de loi dont l&rsquo;id&eacute;e est d&rsquo;imposer aux distributeurs sur Internet un seuil de revente &agrave; perte sup&eacute;rieur &agrave; celui des points de vente physique. M&ecirc;me si cette derni&egrave;re initiative se heurte au droit de la concurrence, on observe des tentatives de r&eacute;&eacute;quilibrage entre les commerces physiques et virtuels.<br />
Un franchis&eacute;, a-t-il le droit de cr&eacute;er son propre site d&rsquo;e-commerce ?<br />
Il faut distinguer la distribution s&eacute;lective de la franchise. Dans le premier cas, un acteur de la distribution s&eacute;lectionne les magasins o&ugrave; seront propos&eacute;s ses produits sur des crit&egrave;res objectifs : environnement, emplacement, accueil de la client&egrave;le&hellip; et peut appliquer cette m&eacute;thode pour la vente en ligne : le distributeur s&eacute;lectionn&eacute; doit donc pouvoir vendre sur Internet. En franchise, le franchiseur d&eacute;tient un savoir-faire, et dispose donc de droits de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle. Ces &eacute;l&eacute;ments doivent &ecirc;tre respect&eacute;s, quand il autorise ses franchis&eacute;s &agrave; vendre ses produits. Ainsi, selon l&rsquo;arr&ecirc;t Pierre Fabre, un distributeur agr&eacute;&eacute; n&rsquo;a pas le droit d&rsquo;interdire la vente de ses produits sur Internet, il est admissible qu&rsquo;un franchiseur puisse en revanche &agrave; sa discr&eacute;tion et selon son savoir-faire notamment, interdire &agrave; ses franchis&eacute;s la vente sur internet, se la r&eacute;server, l&rsquo;organiser ou laisser la libert&eacute; &agrave; ses franchis&eacute;s. Tout franchiseur n&rsquo;a pas forc&eacute;ment int&eacute;r&ecirc;t &agrave; d&eacute;velopper un site marchand.<br />
Comment partager les profits g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par le site marchand de l&rsquo;enseigne ?<br />
Le syst&egrave;me de commissionnement sur une vente r&eacute;alis&eacute;e avec un internaute situ&eacute; dans la zone de chalandise d&rsquo;un franchis&eacute; n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement le plus ad&eacute;quat. Il y a le risque de glisser vers un contrat d&rsquo;agent commercial, avec des indemnit&eacute;s qui seraient dues par le franchiseur en cas de d&eacute;part du franchis&eacute;. Seules les ventes directement r&eacute;alis&eacute;es &agrave; travers le franchis&eacute; lui-m&ecirc;me, soit sur son propre site, soit sur une page agr&eacute;g&eacute;e au site marchand de l&rsquo;enseigne, doivent &ecirc;tre sujettes &agrave; commissionnement.<br />
Un syst&egrave;me coop&eacute;ratif pour l&rsquo;organisation des ventes en ligne, avec des co&ucirc;ts partag&eacute;s et une prise de parts sociales pour les franchis&eacute;s, m&rsquo;appara&icirc;t comme la solution la plus dynamique pour un r&eacute;seau de franchise.<br />
Existe-t-il d&rsquo;autres risques li&eacute;s &agrave; l&rsquo;e-commerce pour les franchiseurs ?<br />
Les r&eacute;seaux communautaires et les applications sur smartphones sont &eacute;galement des moyens de d&eacute;velopper une activit&eacute; de vente sur Internet. Le franchiseur ne peut laisser ces espaces trait&eacute;s &agrave; discr&eacute;tion par le franchis&eacute;, et risquer de se retrouver avec une excroissance du r&eacute;seau qu&rsquo;il ne contr&ocirc;lerait pas. C&rsquo;est pourquoi il faut traiter ces questions, encore inexistantes il y a plusieurs ann&eacute;es et d&eacute;sormais entr&eacute;es dans les m&oelig;urs, par un avenant au contrat ou une charte d&rsquo;usage d&rsquo;Internet.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi<br />
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		</description>
		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-331-23-B1-e-commerce-4-4-frederic-fournier.html</link>
	</item>
	<item id='321'>
		<title><![CDATA[E-commerce (3/4) - Gilbert Mellinger (EPAC) : « La question du partage du profit entre franchiseur et franchisés ne peut être légitimée que par le partage de l’investissement dans la vente en ligne »]]></title>
		<description>
			<![CDATA[Co-auteur de l&rsquo;ouvrage &laquo; E-commerce et r&eacute;seaux de franchise &raquo;, Gilbert Mellinger revient sur la gestion de la relation franchiseur / franchis&eacute;s lors du lancement et de l&rsquo;exploitation d&rsquo;un site marchand pour une enseigne de franchise.<br />
Comment amener franchis&eacute;s et franchiseurs &agrave; comprendre qu&rsquo;ils doivent cohabiter dans un projet multi-canal ?<br />
Il faut d&rsquo;abord rappeler, au pr&eacute;alable, qu&rsquo;&agrave; la diff&eacute;rence du fonctionnement dans le succursalisme, le patron d&rsquo;un point de vente franchis&eacute;, entrepreneur ind&eacute;pendant, porte l&rsquo;investissement financier n&eacute;cessaire &agrave; l&rsquo;ouverture de son commerce et s&rsquo;implique dans la gestion de son affaire, jusqu&rsquo;&agrave; remplacer au pied lev&eacute; un salari&eacute; absent. Il paie finalement peu au regard des avantages de la mutualisation des moyens dont il b&eacute;n&eacute;ficie : syst&egrave;me informatique performant, dynamique de l&rsquo;offre au consommateur, visite r&eacute;guli&egrave;re d&rsquo;un animateur dans son point de vente&hellip; Pour cela, bien s&ucirc;r, il faut que le franchiseur ait pris conscience de ce qu&rsquo;implique son m&eacute;tier, notamment en termes de qualit&eacute; de services qu&rsquo;il doit assurer &agrave; ses franchis&eacute;s.<br />
Ainsi, la r&eacute;ussite du lancement du e-commerce dans un r&eacute;seau de franchise d&eacute;pend essentiellement du degr&eacute; de r&eacute;ussite des franchis&eacute;s et de leur confiance dans le franchiseur. Il faut avoir construit une relation saine et positive entre partenaires commerciaux pour que l&rsquo;ensemble du r&eacute;seau comprenne que les magasins physiques et Internet sont deux univers totalement compl&eacute;mentaires et, d&egrave;s lors que ses produits peuvent &ecirc;tre vendus sur le net, une enseigne ne peut se permettre d&rsquo;&ecirc;tre absente de l&rsquo;e-commerce. Auquel cas, le client finira par oublier d&rsquo;aller consommer dans les points de vente franchis&eacute;s. Entre franchiseur et franchis&eacute;s, faire front uni est devenu un imp&eacute;ratif. Un site d&rsquo;e-commerce se cr&eacute;e toutes les vingtminutes !<br />
Comment la synergie e-commerce / r&eacute;seau de magasins physiques s&rsquo;av&egrave;re vertueuse ?<br />
Comme parfois au jeu d&rsquo;&eacute;checs, le d&eacute;veloppement de la vente en ligne est un coup forc&eacute;. La bataille du commerce ne se livre plus seulement au pied des immeubles, mais aussi sur Internet. Parmi les effets b&eacute;n&eacute;fiques, faire de l&rsquo;e-commerce permet de communiquer avec le consommateur nomade, pour le capter et permettre de le rediriger vers un point de vente franchis&eacute;. Ce qui n&eacute;cessite un d&eacute;placement d&rsquo;une partie des investissements dans la publicit&eacute; vers le r&eacute;f&eacute;rencement payant. La synergie entre r&eacute;seau physique et Internet s&rsquo;active aussi dans le sens inverse : le contrat de franchise doit pr&eacute;voir comment le magasin, &agrave; travers des informations sur le ticket de caisse, la PLV ou la vitrine du magasin, renverra vers le site Internet de l&rsquo;enseigne. Aujourd&rsquo;hui incontournable, la vente en ligne doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une opportunit&eacute;, m&ecirc;me si avec 1200 &euro; d&rsquo;achats en moyenne par habitant et par an, elle ne repr&eacute;sente encore qu&rsquo;une part faible de la consommation globale.<br />
Comment partager chiffre d&rsquo;affaires et profits g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par le site marchand de l&rsquo;enseigne ? Faut-il absolument r&eacute;mun&eacute;rer les franchis&eacute;s ?<br />
L&rsquo;investissement dans la vente en ligne est lourd, avec plusieurs centaines de milliers d&rsquo;euros d&egrave;s le d&eacute;part et des charges r&eacute;currentes &eacute;lev&eacute;es, notamment en termes de r&eacute;f&eacute;rencement et de ressources humaines. De plus, de nouvelles comp&eacute;tences sont &agrave; acqu&eacute;rir, comme la technicit&eacute; d&rsquo;Internet, mais aussi celle de la logistique et du service apr&egrave;s-vente li&eacute; &agrave; l&rsquo;e-commerce. Enfin, le retour sur investissement est long et peu de sites marchands, m&ecirc;me parmi les plus connus, sont rentables. Le profit reste encore aujourd&rsquo;hui tr&egrave;shypoth&eacute;tique, et il n&rsquo;est de plus pas promis dans le contrat de franchise.<br />
Quoi qu&rsquo;il en soit, la question du partage du profit ne peut &ecirc;tre l&eacute;gitim&eacute;e que par le partage de l&rsquo;investissement dans la vente en ligne. Le principe de la franchise suppose d&rsquo;ailleurs que celui qui investit recueille les fruits de son travail et de son investissement. Il faut que tout franchiseur ait le courage d&rsquo;expliquer &agrave; ses franchis&eacute;s qu&rsquo;ils n&rsquo;ont l&eacute;gitimit&eacute; &agrave; partager le profit g&eacute;n&eacute;r&eacute; par l&rsquo;e-commerce si ceux-ci ne participent pas financi&egrave;rement au lancement et &agrave; l&rsquo;exploitation du site marchand. En revanche, le franchis&eacute; a le droit d&rsquo;exiger que son franchiseur se lance dans l&rsquo;e-commerce afin d&rsquo;assurer la promotion de l&rsquo;enseigne sur tous les canaux disponibles, et de le lui reprocher s&rsquo;il ne le fait pas au titre d&rsquo;un &laquo; d&eacute;savantage concurrentiel &raquo; !<br />
Comment coordonner la politique de prix sur Internet et dans le r&eacute;seau de magasins physiques ?<br />
Cette question n&rsquo;est pas simple &agrave; g&eacute;rer. Mais on peut avancer quelques pistes de r&eacute;flexion. Dans tous les secteurs, il existe des produits-phares qui n&eacute;cessitent une harmonie entre le prix de vente en magasin et celui en ligne, avec un &eacute;cart minime. De m&ecirc;me, les promotions doivent &ecirc;tre synchronis&eacute;es entre les deux canaux. Enfin, il est &eacute;galement possible de r&eacute;server des gammes de produits particuli&egrave;res &agrave; l&rsquo;un ou l&rsquo;autre des canaux.<br />
Les produits sensibles sont &agrave; identifier lors des &eacute;changes entre franchiseur et franchis&eacute;s dans les commissions de travail ou les r&eacute;unions r&eacute;gionales dans le cadre d&rsquo;une politique commerciale concert&eacute;e. Gr&acirc;ce &agrave; Internet, on devient plus pertinent dans sa fa&ccedil;on de commercer. Ainsi, pour que le stock d&rsquo;un point de vente soit constamment &agrave; jour pour ceux qui commandent en ligne et viennent chercher leur produit en magasin, l&rsquo;inventaire s&rsquo;inscrit comme un &eacute;l&eacute;ment de gestion, plus comme une contrainte fiscale. Second exemple : quand un consommateur fait sa recherche en vue d&rsquo;un achat important sur Internet, il vient parfois en magasin pour toucher l&rsquo;objet avant de l&rsquo;acqu&eacute;rir. Il faut donc former les vendeurs &agrave; transformer cette visite en achat dans le magasin, parfois en lui permettant de s&rsquo;aligner sur le prix de vente en ligne.<br />
Propos recueillis par Fran&ccedil;ois Simoneschi, r&eacute;dacteur en chef de La R&eacute;f&eacute;rence Franchise<br />
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Gilbert MELLINGER<br />
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		</description>
		<link>https://www.la-reference-franchise.fr/P-321-23-B1-e-commerce-3-4-gilbert-mellinger.html</link>
	</item>
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