Lundi 10 décembre 2018
L’ENCYCLOPEDIE PRATIQUE DE LA FRANCHISE
foule de franchisés


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leçon
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Comment se servir des autres salons dans un parcours de candidat à la franchise ?



Les salons généralistes sur la création d’entreprise possèdent un espace d’exposants (village) et un programme d’animations dédiés à la franchise, voire des consultations avec des experts, pour répondre à la demande croissante de candidats entrepreneurs liée à ce système d’affaires. Cependant, le nombre d’enseignes présentes (10 à 30) reste encore peu représentatif de la diversité des opportunités en franchise.

Les salons généralistes sur la création d’entreprise possèdent un village « franchise ».

Salon des micro-entreprises[1] (Paris), salon Créer (Lille), salon de l’Entreprise Aquitaine (Bordeaux), salon de l’entreprise Midi-Pyrénées (Toulouse), Journées Régionales de la Création & Reprise d’Entreprise (Rennes)…
Les salons généralistes sur la création d’entreprise, présents dans toutes les grandes villes de France, possèdent un espace d’exposants (village) et un programme d’animations dédiés à la franchise, voire des consultations avec des experts, pour répondre à la demande croissante de candidats entrepreneurs liée à ce système d’affaires.

Ces salons sont intéressants pour une prise de contacts avec la franchise, qui peut également conduire à un entretien de recrutement, généralement avec le développeur du réseau. Cependant, le nombre d’enseignes présentes (10 à 30) reste encore peu représentatif de la diversité des opportunités en franchise. De plus, les visiteurs sont en grande majorité des candidats découvrant que la franchise est un mode de création d’entreprise.

[1] 14e édition du 9 au 11 octobre 2012

D’autres salons, liés à un secteur ou un emploi, développent également un programme sur la franchise.

 La franchise s’invite de plus en plus dans les salons spécialisés sur un secteur ou lié à l’emploi, avec un espace dédié pour les exposants (possibilité d’entretiens pour le recrutement) et des conférences ou ateliers dédiés à la franchise. Au salon des services à la personne[1], le nombre d’enseignes, présentes l’an dernier, était – chose rare - véritablement significatif et permettait de se faire une bonne idée de l’offre « franchise » sur ce secteur. Sur Provemploi[2], le salon francilien pour vivre et travailler en province, la franchise est également présentée comme une alternative à travers des stands et des ateliers. Cette solution est devenue incontournable pour faire évoluer sa carrière professionnelle.

« J’interviens dans des manifestations liées à la création d’entreprise et organisées par la CCI Côte d’Or sur Dijon et Beaune et autres organismes mais aussi dans le cadre de formation longue pour informer sur la franchise et comment devenir franchisé », confirme Caroline Morizot consultante en franchise et fondatrice du cabinet CM Entreprise Conseil.

[1] 6e édition les 29,30 novembre et 1er décembre 2012, Porte de Versailles à Paris

[2] Prochaine édition le 16 octobre 2012 à l’Espace Champerret (Paris)

Il existe également de nombreuses institutions pour vous renseigner sur la création d’entreprise en général, comme la CCI et l’APEC.

Si le franchiseur vous apporte une assistance permanente tout au long de votre contrat, cela ne doit pas vous empêcher de faire accompagner dans votre création d’entreprise par de multiples institutions.

« Les Chambres de Commerce et d’Industrie apportent des informations précises au niveau juridique, social, économique et financier à tout candidat entrepreneur. Elles aident à mettre en place des plans stratégiques et de développement en mettant l’accent sur l’aspect comptable, la prospective financière en matière de création d’entreprise.
Un tiers des TPE ne passe pas le cap de la troisième année d’existence, durant laquelle les risques de non-solvabilité sont importants. Surtout lorsque l’on est exonéré de certaines taxes (URSAFF, RSI, SIPAV) durant deux ans grâce au statut EURL. L’information prévisionnelle est essentielle pour pérenniser son entreprise. D’où la nécessité de se rapprocher rapidement d’un conseiller CCI, et même mieux, d’un expert-comptable connaissant votre secteur d’activité.

De même, l’APEC aide à sortir du salariat. Dans cet organisme privé, avec une indépendance de fonctionnement et de philosophie, on prend le temps de vous écouter, de comprendre votre parcours passé et vos motivations avec un regard professionnel. De plus, la construction professionnelle vers laquelle on vous orientera ne sera pas liée à un système d’indemnisation.
Il faut savoir, par exemple, que le statut d’entrepreneur peut faire perdre une partie de l’indemnisation aux demandeurs d’emploi et comporte un risque de paupérisation à terme et de perte de son réseau. Le fonctionnement de certains organismes liés à la gestion de l’emploi est plus liée à une logique de coût pour l’Etat qu’à la logique de parcours des demandeurs d’emploi, quitte à provoquer un déclassement ou une déqualification de ces chômeurs », soulève Isabelle Antal, conseil et formatrice sur les domaines de l’emploi, du social et des entreprises (IKAP).

 François Simoneschi, rédacteur en chef de La Référence Franchise

CONSEIL D'EXPERT
Isabelle Antal (IKAP)

« Il faut prendre le temps avant de choisir l’entrepreneuriat »

« Ce n’est pas inné de devenir entrepreneur. Il faut posséder une motivation positive et une volonté extrêmement forte, qui doivent rester présente quelles que soient les difficultés. Il est donc nécessaire de bien calculer les risques de l’entrepreneuriat, un choix qui entraîne des revenus peu élevés durant des mois, voire des années.

On peut déjà limiter ces risques en testant la fiabilité de son activité en passant par une société de portage salarial ou le modèle de la SCOP (sociétés coopératives et participatives) durant un ou deux ans[1]. Cela permet de combiner le statut d’entrepreneur et de salarié – ce qui est très développé dans les pays anglo-saxons -, et de rencontrer d’autres entrepreneurs.
Ces échanges sont aussi possibles au sein d’une pépinière ou d’une couveuse d’entreprise. Une fois sa société créée, il faut construire sa pérennisation au niveau financier, en restant en veille sur le carnet de commandes et en gardant une visibilité sur son marché grâce à des sources d’informations comme les chambres de métiers et les organisations patronales. Depuis quinze ans, l’économie a connu des phases d’expansion extrêmement courtes (6 à 8 mois). On n’a jamais eu d’embellie de croissance réelle sur le moyen terme, la PME et la TPE servant de variable d’ajustement pour les grandes entreprises.

Il faut donc toujours prendre le temps de la réflexion avant de choisir l’entrepreneuriat, pour ne pas succomber à des décisions hâtives ou fonder sur un effet de mode comme l’auto-entrepreneuriat. Rester salarié peut continuer de représenter une sécurité pour l’avenir, ce statut accordant des droits - retraite, chômage, maladie – et le CDI étant reconnu par les prêteurs financiers. Déterminer son choix entre salariat et entrepreneuriat peut passer par des séances de coaching aidant à mieux connaître ses aspirations professionnelles et personnelles, pour entrer dans une démarche d’insertivité dans le monde du travail. »

[1] Si l’on devient entrepreneur sans être engagé par un contrat de franchise de 5 à 10 ans

S'IL NE FALLAIT
RETENIR
QUE 3 CHOSES
leçon n°32
  • Les salons généralistes sur la création d’entreprise, présents dans toutes les grandes villes de France, sont intéressants pour une prise de contacts avec la franchise, qui peut également conduire à un entretien de recrutement. Cependant, le nombre d’enseignes présentes (10 à 30) reste encore peu représentatif de la diversité des opportunités en franchise.
  • La franchise s’invite de plus en plus dans les salons spécialisés sur un secteur ou lié à l’emploi, avec un espace dédié pour les exposants (possibilité d’entretiens pour le recrutement) et des conférences ou ateliers dédiés à la franchise.
  • Il existe également de nombreuses institutions pour vous renseigner sur la création d’entreprise en général, avec une indépendance de fonctionnement et de philosophie, comme la CCI et l’APEC.