Lundi 10 décembre 2018
L’ENCYCLOPEDIE PRATIQUE DE LA FRANCHISE
foule de franchisés


 > Devenir franchiseur > Valider son idée de franchise
leçon
2

Pourquoi la franchise est-elle aujourd’hui un système d’affaires attractif ?




La franchise permet de se déployer rapidement sur un territoire tout en préservant les principes et les procédures du concept d’origine. Ce système d’affaires est de plus en plus utilisé par des réseaux succursalistes pour une partie de leur développement.

 Système de commercialisation parvenu à maturité, la franchise permet de développer un concept tout en préservant ses principes et ses process. Grâce à l’investissement de patrons franchisés indépendants.

Confier son concept à un entrepreneur indépendant peut représenter un frein pour le candidat franchiseur. Toutefois, le système de franchise offre de sérieuses garanties quant au respect des principes et des procédures du concept, tout en apportant une présence plus soutenue sur le territoire national.

«Nous intervenons auprès d’une clientèle fragile, puisque notre activité consiste à trouver des solutions de crédit durables à des consommateurs en situation financière délicate. Notre métier possède une vraie dimension humaine et sociale, afin d’apporter de la sérénité financière ou du confort de vie à certains emprunteurs, dans un contexte où plus de 200 000 dossiers de surendettement sont déposés chaque année. Nous avons donc affiné notre savoir-faire et défini des normes de travail spécifiques durant huit ans avant de nous développer en franchise.
Ce système d’affaires, à travers l’encadrement juridique de l’activité d’origine, préserve la proximité extrêmement fondamentale dans la relation avec le client final, qui bénéficie d’une qualité de services optimisée. De plus, les salariés ont besoin d’objectifs, tandis un entrepreneur cherchera toujours à améliorer la rentabilité de son affaire. Si le franchiseur perd ainsi un peu de la richesse de son entreprise, il est largement gagnant puisqu’il partage le risque avec des indépendants, qui donnent davantage d’ampleur à son concept, et obtient des retours plus fidèles de ce qui se passe réellement sur le terrain pour améliorer son concept. Nous avions remarqué cette attitude entrepreneuriale avec notre réseau de prescripteurs, essentiellement constitué de travailleurs indépendants », souligne Frédy Louis, dirigeant-fondateur du réseau Idésia.

La multiplication du nombre des points de vente a d’autres effets à partir d’une certaine taille de réseau : pouvoir passer à une nouvelle étape dans la communication du réseau en accédant à la publicité télévisée, bénéficier d’un accueil personnalisé auprès de Pôle Emploi dans le cadre du recrutement de l’équipe d’un nouveau magasin…

Les réseaux succursalistes sont de plus en plus nombreux à opter, en partie ou totalement, pour un développement en franchise.

Après Mc Donald’s, le groupe d’hôtels Accor ou Casino, c’est aujourd’hui au tour de la Fnac de développer une partie de son réseau sous forme de franchises. A travers ce système d’affaires, les réseaux succursalistes poursuivent l’intensification de leur maillage commercial, notamment pour s’implanter dans des localités de plus petite dimension ou à potentiel de chiffre d’affaires moins élevé.

« Notre activité consiste en le déstockage de marques, spécialisé dans la cosmétique. De la création de notre enseigne en 1999, jusqu’au lancement en franchise l’année dernière, nous avons ouvert une trentaine de magasins en succursales, en triplant le nombre des points de vente au cours des quatre dernières années.
Pour connaître cette accélération dans le développement, nous avons d’abord appris à maîtriser les fondamentaux de notre activité, tels que le merchandising attractif, un système d’informations en magasin performant ou le développement de marques ou références exclusives. Nous avons aussi pris le temps d’ajuster notre business modèle en termes d’offre de produits pour transmettre aujourd’hui un concept rentable à des entrepreneurs indépendants, que ce soit pour s’implanter sur de grandes agglomérations ou des villes de moindre importance », note Xavier Lanoue, PDG du réseau Saga Cosmetics.

Comme les volumes d’achat augmentent avec le nombre de points de vente, la tête de réseau peut négocier davantage de baisses de tarifs, ristournes et autres remises de fin d’année avec ses fournisseurs.

« En 2006, j’ai lancé un concept d’atelier dans lequel les particuliers s’amusent en apprenant des recettes faciles à reproduire et originales. Notre développement en franchise a été une stratégie réfléchie. Lors de nos ouvertures en propres, nous nous sommes aperçus que plus le directeur salarié connaissait sa ville, plus l’affaire marchait bien. La franchise permet justement de s’appuyer sur des entrepreneurs experts de leur territoire, pouvant exploiter leur relationnel. Elle implique également une mutualisation des moyens confortant notre activité, puisqu’elle facilite une gestion de la matière première à coût réduit, tout en préservant la fraîcheur des produits », souligne Jean-Christophe Menz, cofondateur de Cook & Go.

Les coûts d’exploitation d’un point de vente sont diminués grâce à un franchisé – et parfois son conjoint – ne comptant pas ses heures, offrant donc une plus grande amplitude d’ouverture à la clientèle, réglant les problèmes d’organisation sociale, et occupant les fonctions dédiées, dans les magasins détenus en propre, à un directeur-salarié avec un haut niveau de rémunération.

François Simoneschi, rédacteur en chef de La Référence Franchise

CONSEIL D'EXPERT
Antoine Pereira Da Vale (Yprema)

« Pour s’implanter avec notre concept, il est nécessaire de connaître les décideurs politiques locaux »

« Nous avons été sollicité plusieurs fois par des entreprises en France et à l’étranger qui voulaient apprendre notre métier du recyclage. Ce qui nous a alertés sur l’intérêt de notre concept.
Pour une PME comme la nôtre, un développement en propre impose deux contraintes majeures. D’une part, des moyens financiers importants pour construire un centre de recyclage. D’autre part, la nécessité de connaître les décideurs politiques locaux et de les convaincre que notre activité joue un rôle dans l’attractivité économique de leur région. Si le franchisé est un entrepreneur local, on peut alors contourner ces deux difficultés.

Nous sommes spécialistes dans notre secteur, avec des perspectives de marché importante, puisque que l’objectif européen est de recycler 70% des matériaux du BTP d’ici 2020 contre seulement 30% aujourd’hui. Le système de franchise correspond parfaitement à nos attentes en termes de développement. Nous proposons ainsi 3 modèles, en fonction de l’apport initial du candidat entrepreneur, qui peut varier de 100 000 à 850 000 euros.
Nous ne cherchons pas forcément une source de revenu supplémentaire. Nous voyons surtout l’opportunité de construire un secteur du recyclage encore naissant, en maîtrisant ses impacts et en montrant que cette activité est économiquement viable. Nous voulons convaincre les collectivités locales qu’il faut participer à cette future société européenne du recyclage. »

S'IL NE FALLAIT
RETENIR
QUE 3 CHOSES
leçon n°2
  • Le système de franchise offre de sérieuses garanties quant au respect des principes et des procédures du concept, tout en apportant une présence plus soutenue sur le territoire national.
  • A travers la franchise, les réseaux succursalistes poursuivent l’intensification de leur maillage commercial, notamment pour s’implanter dans des localités de plus petite dimension ou à potentiel de chiffre d’affaires moins élevé.
  • La franchise permet de s’appuyer sur des entrepreneurs experts de leur territoire, pouvant exploiter leur relationnel.